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50 ans de préparation pour les Néron

Sans le savoir, pendant les 50 dernières années, la famille Néron de Cycle Néron s’est préparée à la crise que nous vivons actuellement. Plus récemment, plusieurs projets intrapreneuriaux menés par la 3e génération de l’entreprise ont d’ailleurs été déterminants à cet égard.  L’équipe de Familles en affaires a voulu en apprendre davantage en discutant avec Chloé Néron, une des repreneurs de cette 3e génération.

Familles en affaires : D’abord Chloé, nous aimerions savoir, comment va Cycle Néron?

Chloé Néron: Nous avons vécu le plus gros rush de l’histoire de l’entreprise depuis la réouverture « post-Covid » de nos portes en mai dernier; nous avons eu des files de clients comme jamais auparavant. Nous nous sommes « revirés de bord » rapidement. C’est ça qui est bien de l’entreprise familiale; on ne s’est pas posé de questions, et on a tous trouvé des solutions. Mon cousin et moi ont répondait au téléphone pour vendre les vélos, et mon oncle et mon père effectuaient les livraisons. Chez nous, on ne se pile pas sur les pieds, chacun trouve sa place, nous avons une complémentarité .

Le clin d’oeil d’Annie
Selon une étude réalisée par PwC suite à la crise de 2008-2009*, la très grande majorité des dirigeants déclarent que le caractère familial de l’entreprise leur a permis de mieux traverser ces bouleversements. Être une famille en affaires procure un capital humain loyal et dévoué, capable d’efforts soutenus. Chloé en témoigne concrètement aujourd’hui!

Familles en affaires : Selon toi, est-ce que cela fait une différence d’être une famille en affaires en temps de crise?

Le clin d’oeil d’Annie
Selon une étude réalisée par PwC suite à la crise de 2008-2009*, la très grande majorité des dirigeants déclarent que le caractère familial de l’entreprise leur a permis de mieux traverser ces bouleversements. Être une famille en affaires procure un capital humain loyal et dévoué, capable d’efforts soutenus. Chloé en témoigne concrètement aujourd’hui!

Familles en affaires : Peux-tu nous parler du premier projet qui t’a été confié dans l’entreprise familiale suite à tes études universitaires?

Chloé Néron : Chaque année, nous faisons une vente de fin de saison. Durant un souper familial suivant la fin d’une de ces ventes, je me souviens que mon père a dit : “Il faut couper des coûts à deux endroits : la production de la paie, et l’inventaire.” Je voulais un système spécifique, en prévision de préparer par la suite le Ecommerce… mon deuxième gros projet.

Familles en affaires : Qu’est-ce que ces projets t’ont permis d’accomplir et d’apprendre en tant que repreneure?

Chloé Néron : J’ai géré le projet moi-même, j’ai eu à prendre de grosses décisions, qui représentent de gros montants d’argent; j’ai vécu des journées plus stressantes que d’autres. Mon père m’a laissée aller et m’a confié le projet. Je n’ai pas eu « carte blanche », mais il m’a laissée de l’espace pour réaliser mon projet.

J’ai plongé sans trop savoir, et j’ai fait quelques erreurs en cours de route; je vais mieux me préparer et m’équiper pour la prochaine fois. Ce qui m’a le plus frustré dans mes projets a été de prendre des décisions sans savoir dans quoi je m’embarquais. D’ailleurs, en participant au Circuit, j’ai compris que je n’avais pas fini d’apprendre! J’ai envie de me perfectionner encore à l’extérieur de l’entreprise, d’aller me chercher des outils supplémentaires, et de pouvoir prendre des décisions plus éclairées. Je commence un microprogramme en commerce électronique à HEC Montréal en septembre prochain!

Le clin d’oeil d’Annie
Confier aux repreneurs des projets intrapreneuriaux importants pour la régénération et la croissance de l’entreprise, en les encadrant et en les supportant, est un véritable moyen concret de préparer la relève à diriger l’entreprise, et à être « entrepreneur ». Il en va de la crédibilité et de la légitimité des repreneurs auprès des équipes de travail, et au sein de l’organisation.

Familles en affaires : Quels ont été tes trucs pour te remonter le moral, dans la gestion de ces projets qui a été en « dents de scie »?

Chloé Néron : La famille ! Ma grande sœur est bonne là-dedans, c’est une maman dans l’âme. Elle m’a aidée à dédramatiser et elle est toujours rassurante. Je sais que lorsque je vis du stress, c’est parce que je me sens seule, et que tout le fardeau à gérer est sur mes épaules : en parler aux autres désamorce tout cela.

Le clin d’oeil d’Annie
Les membres de la famille, même s’ils ne travaillent pas dans l’entreprise, sont d’excellentes ressources pour accompagner ceux/celles qui y travaillent. N’oublions pas qu’ils possèdent la culture, et les valeurs familiales…Ils ont « baigné dedans »! Ils sont juste assez « proches », avec une dose d’objectivité externe, parfois nécessaire. Le mentorat est un autre très bon moyen de se faire aider, tout comme les groupes d’intérêt.

Famille en affaires : En terminant Chloé, est-ce qu’il y a eu un super héros au sein de votre entreprise, qui a émergé dans la gestion de cette crise?

Chloé Néron : Tout le monde m’a surpris! Ma sœur a un enfant à la maison; elle s’est occupée du clavardage sur le site. Elle vendait les vélos en ligne, et elle nous appelait pour qu’on finalise la transaction. Mon autre sœur a décidé de venir faire la caisse les samedis pour nous aider. Ma mère a tout fait à la maison pour que nous n’ayons rien à faire une fois de retour : notre lavage, notre souper, etc. Nous avons travaillé des heures de fou, et nos employés ont suivi. Ils étaient partants, malgré le fait que ce n’est pas une situation facile. Bref, la crise a montré la force de notre équipe!

Le clin d’oeil d’Annie
Sans que ce soit « scientifique », mes observations durant la crise ont démontré qu’effectivement, l’ensemble des membres du clan familial ont aidé et mis l’épaule à la roue dans plusieurs entreprises, même s’ils n’y travaillent pas au quotidien. En avril dernier, j’ai écrit : l’urgence de la pandémie a appelé le caractère innovant et résilient de la famille en affaires. Dès lors, on parle du capital de « survivabilité » des entreprises familiales. En voilà un exemple tangible, très bien exprimé par Chloé!

En savoir plus sur Cycle Néron

Cycle Néron est une entreprise familiale de 3e génération fondée en 1970 par Monsieur Roger Néron. Ses quatre enfants, Marc, Jean-François, France et Carole ensuite ont pris la relève de l’entreprise de leur père. Aujourd’hui ses petits-enfants, Stéphanie, Joëlle, Chloé, Anthony et Mia travaillent également tous dans l’entreprise.

Avec cinq points de ventes sur la Rive-Sud de Montréal et environ 40 employés, l’entreprise vise à être la référence en vélo de route, vélo de montagne et hybride au Québec et dans la région du grand Montréal.

50 ans de préparation pour les Néron2021-01-20T22:21:32+00:00

Le clin d’oeil d’Annie – II

C’EST LE TEMPS DES VACANCES – Pourquoi ne pas en profiter pour…?

Les derniers mois furent éprouvants…à divers degrés, nous avons été touchés, et la fatigue reliée au stress est bien présente. Chacun d’entre nous a vécu l’éloignement, et pour plusieurs, la proximité « en personne » avec les êtres chers nous a terriblement manquée. Pour beaucoup d’entre nous, le temps des vacances en sera un de retrouvailles familiales, autour d’un BBQ sur la terrasse, ou d’un feu de camp au chalet.

Pourquoi ne pas en profiter pour…

  • Faire de longues promenades côte à côte (à 2 mètres de distance !) avec vos parents, vos sœurs et frères, juste pour être ensemble, parler de tout et de rien, et explorer des sujets nouveaux, des idées farfelues …
  • Préparer le repas, doucement, en prenant un verre de vin ou une bière, se donner des nouvelles, et jaser de la vie…
  • Se baigner, nager, sauter à l’eau comme des enfants, faire des folies, et rire à gorge déployée …
  • Savourer des guimauves brûlées, autour du feu, en chantant à l’unisson notre plus beau répertoire, et en se racontant des histoires…t’en souviens-tu ?…

Pour les vacances, je nous souhaite juste d’être ensemble, pour reconnecter avec notre famille, et faire le plein de souvenirs renouvelés.

Vidons-nous la tête quelques moments de nos tracas quotidiens…nous les retrouverons au retour, ne vous en faites pas !

Je nous souhaite un temps d’arrêt, une pause, un repos…pour réaliser à quel point nous sommes privilégiés de faire partie d’une famille…qui plus est, en affaires.

Joyeuses et merveilleuses vacances à nous tous, faisons le plein d’énergie pour la rentrée!

Annie

Le clin d’oeil d’Annie – II2020-11-02T14:35:43+00:00

L’espace pour « l’essai-erreur » au sein de la famille Terrault

Le mercredi 3 juin dernier, l’équipe de Familles en affaires HEC Montréal, à l’occasion d’un webinaire, a eu la chance de s’entretenir avec  Valérie Terrault, l’une des repreneurs de l’entreprise familiale Laitues Mirabel.

Nous en avons donc profité pour lui poser quelques questions au sujet de ses projets au sein de l’entreprise familiale. Annie Veilleux, directrice de Familles en affaires, y a ajouté son petit grain de sel en commentant les réponses…un autre clin d’oeil intéressant!

Depuis ton entrée en poste il y a un an, parmi les projets que tu as réalisés, duquel es-tu la plus fière?

Dans le contexte de la COVID-19, dans les premières semaines, nous avons perdu plusieurs clients dans les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration. Des commandes nous étaient retournées qui ne pouvaient pas être livrées en raison de la crise. Nous nous sommes alors retrouvés avec des inventaires importants dans les frigos.

J’ai eu l’idée d’aménager un « marché éphémère » dans nos installations afin de vendre les stocks en trop de laitues, de concombres et de poivrons biologiques, tout en nous impliquant dans notre communauté, en les vendant à rabais. Nous avons mis en place un processus de paiement sans contact.

Les gens ont bien répondu, les voisins, mais aussi des gens qui ont fait 30 à 40 minutes de route pour venir nous voir. Au début, tout le monde pensait que ça n’allait pas fonctionner. Nous avons fait de grosses ventes, on ne s’attendait pas à cela. Initialement, le but n’était pas de faire de l’argent, mais de faire une différence auprès de la communauté, et d’éviter le gaspillage. Au début de la crise, l’approvisionnement alimentaire était incertain, alors on voulait s’impliquer. C’est un beau projet. Finalement, nous allons le poursuivre tout l’été.

Le clin d’oeil d’Annie
En général, nous remarquons que les repreneurs souhaitent ancrer davantage l’entreprise familiale au sein de sa communauté, et ainsi faire une différence notable. Déjà une caractéristique très présente chez la majorité des familles en affaires, les aspects communautaires, et le développement durable, sont exacerbés chez les plus jeunes générations. Ces valeurs fondamentales familiales déjà très présentes chez les Terrault, imprègnent inévitablement les valeurs de l’entreprise!

Quel impact a eu ce projet sur ta crédibilité auprès des employés et de ta famille?

Cela a renforcé le fait que lorsque j’ai une idée, je vais la concrétiser, sans que j’obtienne nécessairement l’appui des autres. Lorsqu’on m’a dit : « ça fait des années qu’on en parle, ça ne va pas marcher », c’est un défi que j’ai voulu relever.

On n’a pas révolutionné le monde par ce projet, et nous n’avons pas assuré la survie de l’entreprise en faisant cela, mais je pense que c’est un beau projet qui prouve que lorsque j’ai une idée, je vais l’amener à terme. Aussi, il est important de montrer que la pensée : « ça fait 33 ans qu’on fait ça et ça n’a jamais marché » n’est pas toujours valide; lorsqu’on approche le projet différemment, il y a moyen de faire arriver les choses.

Clin d’oeil d’Annie
Une famille entreprenante, et la culture de l’entrepreneuriat, se construit par le succès d’un projet à la fois pour les repreneurs…si petit soit-il.

Pour bâtir la crédibilité et la légitimité des repreneurs, il est important de leur confier des mandats, et de s’assurer qu’ils les mènent à terme en réussissant, ou en tirant des apprentissages. Ainsi, ils acquièrent du leadership auprès de leurs collègues, et aux yeux de leurs parents.

Plus un repreneur prendra en charge des projets d’amélioration, d’optimisation, et de régénération de l’entreprise, plus il prendra des risques, plus il vivra des expériences de façon encadrée, plus il se verra offrir du feedback…plus il deviendra un entrepreneur capable de prendre en charge la continuité de l’entreprise…

Est-ce que tu crois que la latitude reçue par tes parents te permet de gagner en confiance en toi, et de mieux te préparer à la reprise de l’entreprise?

La confiance reçue de la part de nos parents est l’ingrédient le plus important dans le processus de repreneuriat. Ils ont confiance en notre potentiel (Valérie, son frère et son cousin), et adhèrent à ce que nous aspirons à être. Ça donne un petit « boost »; lorsque quelqu’un croit en toi, ça te donne encore plus le goût de croire en toi.

Si la situation était différente, ce serait vraiment plus difficile; de toujours avoir à se prouver. Oui on doit se prouver, mais d’une manière hyper saine. Nous avons de bons parents et de bons mentors; ils jonglent avec ces deux chapeaux, qu’ils essaient du mieux qu’ils peuvent de mettre au bon moment.

Je réalise la chance que nous avons, ma plus grande chance c’est ma famille. L’entreprise va toujours être en 2e, c’est comme ça depuis que je suis toute petite. Même depuis que je travaille dans l’entreprise familiale, la famille est plus importante que tout. Même lorsque nous avons des accrochages, on ne laisse pas cela traîner très longtemps.

Clin d’oeil d’Annie
Mandater un repreneur à prendre en charge un projet intrapreneurial, et l’accompagner dans la réalisation de ce mandat, est un élément crucial pour l’aider à bâtir sa confiance en lui.
Et la confiance en soi est un ingrédient majeur, voire même un facteur clé, dans le succès d’une continuité de l’entreprise par les membres de la famille.

L’espace pour « l’essai-erreur » au sein de la famille Terrault2020-11-02T14:17:53+00:00

DÉTERMINER LA CULTURE DE L’ENTREPRISE FAMILIALE, POUR MIEUX LA TRANSFÉRER (PARTIE II)

Est-ce que la culture « réelle » concorde avec la culture « désirée »?

Ça y est, le diagnostic a permis de rendre la culture de l’entreprise familiale explicite, dans ses différentes composantes. Et cette culture, maintenant tangible et réelle, correspond-elle à la culture que vous souhaitez avoir, à celle que vous désirez? Est-ce que la culture organisationnelle est reliée aux stratégies de développement de l’entreprise? Est-ce qu’elle permet de réaliser la vision?

Si tel n’est pas le cas, il faudra faire évoluer la culture de l’entreprise familiale, et transformer certains comportements. M. Cisneros illustre quelques raisons motivant l’évolution d’une culture organisationnelle. De plus, il est recommandé d’introduire des jalons afin de valoriser et de mesurer les changements.Il ne s’agit pas seulement d’avoir une culture d’entreprise familiale explicite, il s’agit surtout de l’intégrer réellement dans les pratiques organisationnelles.

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Comment faire évoluer la culture de l’entreprise familiale?

La culture d’une PME familiale reflète souvent la culture familiale. Au fur et à mesure que l’entreprise croît, que la prochaine génération s’intègre à la gestion, et que la propriété est transférée, la culture de l’organisation évolue. Bien sûr, des aspects culturels fondamentaux demeurent, alors qu’une transformation s’opère selon le secteur d’activités de l’entreprise, la taille de l’organisation, l’évolution de l’histoire entrepreneuriale, les stratégies adaptatives à l’environnement, et la personnalité des dirigeants.

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Est-ce que les entreprises familiales qui ne font pas évoluer leur culture mettent un frein à la croissance?

La culture de l’entreprise familiale peut devenir un frein au développement et à la croissance de l’entreprise; M. Cisneros illustre un bel exemple de ce que la résistance aux changements et à l’évolution de la culture peut engendrer au sein d’une organisation.

Toutefois, M. Cisneros insiste d’abord sur les phénomènes de cohésion et de résilience qu’amène une culture d’entreprise familiale forte, surtout en temps de crise, comme nous le vivons présentement.

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Comment communiquer la culture?

Le diagnostic de la culture de l’entreprise familiale permet de rendre celle-ci explicite. La culture deviendra d’autant plus explicite si elle est communiquée via les divers moyens dont l’entreprise dispose, tels le site web, le journal interne, les documents corporatifs, etc. Tant l’histoire de l’entreprise, sous forme de « story telling », que l’intégration des membres de la famille, l’évolution de la propriété, l’émergence des valeurs, les rites et les symboles doivent être transmis lors de l’embauche et l’intégration des nouveaux employés.

Ces façons de faire sont primordiales pour favoriser la cohérence et la mobilisation au sein des équipes de travail; un mauvais « fit » entraînera nécessairement un « choc des cultures », et pourrait même conduire à l’échec d’une fusion/acquisition d’entreprise!

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En conclusion, identifier la culture de l’entreprise familiale par un diagnostic, et la rendre explicite, sert également à constater et à reconnaître des erreurs passées et/ou des moins bons coups au fil du temps. Il s’avère important d’en parler, et de nommer les choses, surtout pour indiquer comment les membres de la famille et les employés ont pallié et ont remédié à ces manquements. D’abord et avant tout, il s’agit d’apprendre les leçons, et de s’améliorer.

Reconnaître les moins bonnes pratiques, voire même certains « patterns », peut permettre de prendre des décisions cruciales pour faire évoluer l’organisation, et développer les individus selon leurs intérêts, leurs besoins, et leurs forces.

La culture de l’entreprise familiale est un élément puissant et différenciateur pour une famille en affaires, permettant de rallier tant les employés, que les diverses parties prenantes, et toute la communauté gravitant autour de celle-ci…pour autant que nous en sommes conscients, que nous la transmettons, et que nous la faisons évoluer pour qu’elle continue de servir les fins de l’entreprise familiale.

DÉTERMINER LA CULTURE DE L’ENTREPRISE FAMILIALE, POUR MIEUX LA TRANSFÉRER (PARTIE II)2020-10-16T17:47:06+00:00

CHRONIQUES DE FAMILLES EN AFFAIRES – AVEC Catherine Gendron

Familles en affaires souhaite prendre des nouvelles des membres du clan familial, en ces temps de bouleversements sans précédent.

Pour en savoir un peu plus, nous avons reçu en entrevue Catherine Gendron, Chef, Culture organisationnelle au Groupe AGF, et Directrice générale de la Fondation du Groupe AGF.

Repreneure de l’entreprise familiale en équipe avec ses frères,  Catherine nous partage avec authenticité ses ressentis, sa vision, et ses bons coups vécus au cours de ces dernières semaines mouvementées.

C’est humblement, et à la bonne franquette, que nous vous partageons les moments privilégiés de notre conversation.

CHRONIQUES DE FAMILLES EN AFFAIRES – AVEC Catherine Gendron2020-10-08T18:59:54+00:00

DÉTERMINER LA CULTURE DE L’ENTREPRISE FAMILIALE, POUR MIEUX LA TRANSFÉRER (PARTIE I)

Comment on est-ce qu’on rend « concrète » la culture?

Certains moments clés de la vie d’une entreprise, comme le transfert à la prochaine génération, ou l’ouverture d’une filiale à l’étranger, ou la réorientation des activités de l’organisation, font prendre conscience des façons de faire et des routines ancrées au fil du temps…d’intangible et abstraite, la culture de l’entreprise émerge alors!

La culture organisationnelle s’inscrit d’abord dans son environnement; elle est influencée par le pays d’origine de l’entreprise, par les aspects politiques, par la religion, etc. De plus, les traditions de la famille influeront grandement la culture de l’entreprise familiale, de générations en générations.

Comment est-ce qu’on définit la culture?

Plusieurs définitions de « culture organisationnelle » existent. M. Cisneros propose de définir la culture comme un « ensemble de croyances et de valeurs, assorti de différentes formes de penser et d’agir, qui caractérisent le fonctionnement d’une entreprise ». La culture de l’entreprise est normalement partagée par la majorité des employés. De plus, la culture crée un élément différenciateur, voire même un facteur clé de succès, entre plusieurs entreprises œuvrant au sein d’un même secteur d’activité. Voyez l’exemple d’Amazon, tel que décrit par Luis Cisneros.

Comment faire un diagnostic de la culture de mon entreprise familiale?

Certaines entreprises familiales ont une culture explicite, inscrite dans des documents, intégrant entres autres la vision de l’organisation, sa raison d’être (sa mission), et ses valeurs fondamentales. Pour plusieurs, cette culture est implicite, et se vit au jour le jour. Le diagnostic de la culture de l’entreprise familiale devient, dès lors, une activité fort intéressante et importante, pour valider l’alignement entre la culture que l’on pense avoir et transmettre, et celle qui est véritablement vécue sur « le terrain », de façon concrète, auprès et avec les employés.

Qu’est-ce que le mythe fondateur et quelle est son importance?

La culture de l’entreprise familiale se forge souvent autour du mythe fondateur, soit l’histoire racontée et perpétuée à travers le temps…vous savez, celle de grand-papa, qui du cabanon au fond de la cours, a patenté l’outil génial qui a permis de mettre au monde l’entreprise! Les entreprises familiales ont une histoire, toutes plus intéressantes les unes que les autres, figurant parfois sur le site web des organisations…Avez-vous écrite et diffusée la vôtre?

Rendre explicite le mythe fondateur de l’entreprise permet souvent de dégager certaines valeurs et principes importants à transmettre à la prochaine génération. S’ajoute à ce mythe fondateur, les rites et les traditions ayant survécu d’année en année. Dans l’extrait vidéo proposé, M. Cisneros illustre ceux-ci par plusieurs exemples. Fréquemment, on remarque que certaines politiques organisationnelles sont issues et justifiées par les rites et les traditions, ce que démontre également M. Cisneros.

Quelles sont les différentes manières de faire vivre la culture? (Partie 1)

Plusieurs autres composantes permettent de définir la culture propre à l’entreprise familiale, tels les symboles (logo) et les objets (le bureau du fondateur, le 1er outil génial). Ceux-ci sont importants à identifier et à mettre de l’avant car ils viennent en appui au mythe fondateur, démontrant souvent que « l’entreprise n’est partie de rien »!

La culture de l’entreprise familiale inclut probablement aussi des héros (membres de la famille ou non), des endroits mémorables, des anecdotes, des blagues, etc. Souvent, ces diverses composantes deviennent tangibles lors de l’exposition des photos et/ou des citations sur les murs de l’entreprise, voire même lors de la création d’un musée!

Quelles sont les différentes manières de faire vivre la culture? (Partie 2)

D’autres ingrédients ajoutent de la couleur et de la saveur à la culture de l’entreprise familiale. Est-ce que l’organisation poursuit une idéologie, telle le développement durable ou le nationalisme? Quel est le langage adopté au sein de l’entreprise; technique, formel, informel? Est-ce qu’il est important que toutes les communications se fassent en français, autant écrites que verbales? Et les priorités dans les choix de clients et de fournisseurs, comment se manifestent-elles? Veut-on à tout prix privilégier les achats locaux, ou bien c’est toujours et surtout la « santé d’abord »? Et, dans vos méthodes et vos critères de recrutement, est-ce que la culture de votre entreprise familiale transparaît?

Autant d’éléments pour lesquels M. Cisneros donne des exemples concrets dans l’extrait vidéo suivant.

DÉTERMINER LA CULTURE DE L’ENTREPRISE FAMILIALE, POUR MIEUX LA TRANSFÉRER (PARTIE I)2020-10-08T19:16:58+00:00

La famille Zhang entreprend autrement en temps de crise

Nous assistons présentement à une crise mondiale sans précédent qui affecte tous les secteurs de l’économie. Comme tous les types d’entreprises, les entreprises familiales doivent évoluer, s’adapter, voire même se réinventer. En contrepartie, de ces bouleversements émergent de belles opportunités que certaines familles en affaires saisissent. C’est le cas de la famille Zhang, qui a immigré de Chine en 1999, et qui a investi rapidement dans le secteur immobilier en achetant un premier bâtiment locatif. Quelques années plus tard, ils achètent un deuxième bâtiment de 67 unités à Brossard. L’entreprise détient maintenant plusieurs espaces commerciaux, et plus de 400 appartements locatifs qui comptent une forte proportion d’étudiants comme clientèle.

Depuis quelques années, Kai Xiong Zhang, le fils aîné, a joint l’entreprise familiale Helisis Management dans le but de la reprendre. Diplômé de HEC Montréal au BAA avec des spécialisations en finance et entrepreneuriat, et participant à la première cohorte du Circuit | Sur la voie de la relève, Kai a tous les outils pour réussir.

Plus récemment, l’équipe de Familles en affaires HEC Montréal a eu l’occasion de s’entretenir par téléphone avec Kai et son père Michael, afin d’en apprendre plus sur une autre dimension de leur patrimoine familial, soit une entreprise manufacturière dans l’industrie du textile située en Chine. L’oncle de Kai, le frère de Michael, possède et gère une entreprise produisant des vêtements de ski haut de gamme destinés à la vente en Europe et en Amérique du Nord. L’entreprise comptant plus de 350 employés, a dû adapter sa production en raison de la crise de la COVID-19, tout en respectant ses valeurs et celles de la famille Zhang. Voici donc 5 questions en rafale que nous leur avons adressées :

5 questions à Kai et Michael Zhang

1-  Comment et pourquoi la famille Zhang s’est adaptée en ce temps de crise?

MICHAEL: En février, le gouvernement chinois a demandé aux manufacturiers de textile de Chine d’adapter leur production afin de répondre à la demande mondiale pour de l’équipement médical de protection. Comme notre entreprise familiale avait déjà une main d’œuvre qualifiée pour fabriquer des blouses, nous avons adapté certaines de nos lignes de production afin de répondre à la demande en Europe et en Amérique du Nord. Nous n’avons pas cessé de produire des vêtements de ski, mais en moins grande quantité puisque la demande a baissé à ce niveau. Il est aussi important de noter que la demande pour de l’équipement médical est grande présentement, mais que nous avons tenu à ne pas augmenter les prix par conviction, et nous en sommes très fiers.

2- Comment votre famille « nucléaire », qui est maintenant au Québec, a été impliquée?

KAIL: Il est présentement très difficile de recevoir des équipements de protection de la Chine. Il y a quelques semaines, nous avons eu l’opportunité de faire un envoi de la Chine vers le Québec, et nous l’avons saisie. Nous avons fait le don de blouses et de masques à différentes organisations au Québec. Notamment, nous avons envoyé une boîte contenant quelques centaines de blouses et de masques vers le Nunavut, car ils avaient de la difficulté à s’approvisionner. J’ai aussi écrit au Premier Ministre, mais je n’ai toujours pas de réponse; Ha Ha!

3- Est-ce que vous prévoyez maintenir la production de ces produits suite à la crise?

MICHAEL: Il y a une crise mondiale, et nous devons penser en tant que famille en affaires à comment nous allons nous adapter. Peut-être que dans le futur, nous allons produire de l’équipement médical pour pallier à la baisse de la demande dans notre autre secteur d’activité principal. Nous y réfléchissons.

Présentement, plusieurs lignes de production s’affairent à produire de l’équipement médical, mais nous n’avons pas arrêté de produire des vêtements de ski pour l’Europe. Nous allons nous ajuster en fonction de la demande et des défis logistiques liés à l’expédition de la marchandise.

4- Familles en affaires : Comment la crise a changé vos relations familiales?

KAIL: Je suis très fier que ma famille soit impliquée dans quelque chose d’aussi critique pour la société présentement. Les gens sont très heureux de recevoir et de porter ces équipements. Le fait que nous ne prenons pas avantage de la situation en augmentant le prix me rend aussi extrêmement fier. Il est certain que cela va resserrer nos liens et mon attachement pour l’entreprise familiale, parce que je réalise qu’ensemble, en tant que famille, nous pouvons faire une différence, alors que si ce n’était que moi, je n’aurais pas été capable de faire tout cela. J’ai pu faire expédier de l’équipement ici grâce à mon oncle, je me rends compte qu’il y a beaucoup de choses qu’on peut faire ensemble.

5- Est-ce que d’autres membres de la famille, qui n’étaient pas impliqués au départ, ont mis la main à la pâte et comment?

KAIL: David, mon frère plus jeune, a 18 ans. Il n’est pas impliqué dans les entreprises familiales du tout, et il veut être médecin.

Lorsqu’il a appris que nous étions en mesure d’obtenir de l’équipement médical pour le Québec, il était vraiment motivé à m’aider à trouver une manière de faire expédier l’équipement ici. C’était la première fois que je le voyais aussi engagé…il m’envoyait de l’information pertinente, alors qu’habituellement il ne s’implique pas du tout dans notre entreprise en immobilier. Je crois qu’il a aussi réalisé qu’ensemble nous pouvions faire plus que seul.

La famille Zhang entreprend autrement en temps de crise2020-11-02T14:15:01+00:00

Le clin d’oeil d’Annie

Inévitablement, les temps troubles que nous subissons en confinement m’amènent à des réflexions, tant personnelles que professionnelles. Si j’avais tendance à l’introspection en temps normal, celle-ci est multipliée par mille ces jours-ci!

Or donc, l’autre jour, je me suis questionnée à savoir si les avantages tant cités d’être une famille en affaires aidaient véritablement les entreprises familiales en ces temps de bouleversements sans précédent liés à la Covid-19? En quoi le fait d’être en affaires, en famille, permettra aux entreprises de passer à travers ces moments, et d’y survivre?

Être une famille en affaires procure d’entrée de jeu un capital humain loyal et dévoué, capable d’efforts soutenus, en plus des complémentarités exacerbées des forces de chacun en temps de crise. En temps « normal », les entreprises familiales sont reconnues pour leur gestion à long terme, faisant preuve de « capital patient ». L’urgence de la pandémie appelle le caractère innovant et résilient de la famille en affaires. Dès lors, on parle du capital de « survivabilité » des entreprises familiales. Ainsi, il n’est pas rare de voir les membres de la famille réduire leur rémunération, laisser plus d’argent dans l’entreprise, voire même réinvestir, afin de s’assurer de « passer au travers » et ainsi poursuivre le rêve.

De plus, les familles en affaires ont bâti des relations stables, basées sur la confiance, avec un réseau touffu de partenaires et de fournisseurs; leurs connexions authentiques permettront de négocier des arrangements pour que tous y gagnent, le temps venu du retour à une certaine normalité.

Mais…est-ce vraiment vrai, tout ça, me suis-je demandée??

En faisant quelques recherches, j’ai trouvé une étude réalisée par PwC, « L’entreprise familiale, un modèle durable,  Family Business Survey – France – mars 2011 »[1]. Celle-ci cerne les spécificités des entreprises familiales françaises, pour comprendre comment elles ont résisté à la crise de 2008 – 2009.

En vrac, voici quelques résultats qui me donnent raison de croire que les caractéristiques des familles en affaires sont réellement des avantages pour traverser ces chambardements sans précédent (voir particulièrement les pages 20 à 24 de l’étude) :

  • 67 % des dirigeants interrogés déclarent que le caractère familial a permis aux dirigeants des entreprises familiales de mieux traverser la crise récente (2008 – 2009).
  • La crise (2008 – 2009) a démontré que l’entreprise familiale était capable de s’adapter rapidement et de réagir.
  • Quelques facteurs clés mis de l’avant par les dirigeants :
  • La gouvernance de l’entreprise.
  • la cohésion et la solidarité entre la direction et les salariés.
  • La qualité des relations clients et fournisseurs.
  • La modification du business plan, une décision vitale pour plusieurs.
  • L’absence, ou presque, de pression des actionnaires.
  • La trésorerie, un souci devenu permanent.

Sans vouloir minimiser tous les drames qui se jouent présentement au quotidien, j’ose espérer que ces quelques réflexions vous auront permis l’espoir d’entrevoir les jours meilleurs…sachant que d’autres, avant nous, ont survécu à des moments troubles.

En terminant, je vous cite les paroles d’une chanson des Colocs qui m’accompagnent depuis plusieurs années, souvent dans les instants de vie plus difficiles : « la vie c’est court mais c’est long des p’tits boutes »[2]…Nous sommes donc collectivement et personnellement dans un « long p’tit boute », qui va finir par achever!

Sincèrement, et bon courage à vous tous,

Annie

 

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[1] https://www.pwc.com/gx/en/pwc-family-business-survey/assets/fbs_2010_11_fr.pdf

[2] https://www.paroles-musique.com/paroles-Les_Colocs-Le_Repondeur-lyrics,p39240

Le clin d’oeil d’Annie2020-10-08T19:03:18+00:00

Chroniques de familles en affaires – Avec Samia Zoheir

Nous sommes mardi 31 mars 2020, et depuis mercredi 25 mars dernier, les entreprises qui ne fournissent pas des services essentiels sont temporairement fermées en raison de la pandémie de la Covid-19, selon l’arrêté ministériel décrété par le gouvernement du Québec lundi 23 mars. Jusqu’au week-end de Pâques, tout le Québec est en « pause » pour faire face au virus, et protéger la santé de tous.

Depuis vendredi 13 mars, les écoles sont fermées, et s’en est suivi une série de mesures de distanciation sociale tout au long des dernières semaines.

Familles en affaires est préoccupée de savoir comment vont les familles en affaires, en ces temps de bouleversements sans précédent?

Pour en savoir un peu plus, nous avons pensé demander à Samia Zoheir, consultante en continuité d’entreprise, de nous entretenir sur les moments privilégiés qu’elle a eu dans les derniers jours avec les membres des familles qu’elle accompagne.

Après 10 ans d’études (en France et au Canada) et 20 ans d’expérience en entreprise dans divers domaines dont la gestion patrimoniale, la continuité d’entreprise et la gouvernance, Samia vole désormais de ses propres ailes. Avec le sentiment d’être alignée avec ses aspirations profondes, ses valeurs et ses compétences multidisciplinaires innées et acquise, elle accompagne des familles en affaires dont le défi majeur est de concilier les rêves des parents et ceux des enfants.

Chroniques de familles en affaires – Avec Samia Zoheir2020-11-18T15:50:19+00:00

Le Conseil de famille démystifié: témoignage intergénérationnel par la famille Hébert

Consacrez-vous le temps nécessaire pour prendre soin de vos relations familiales? Connaissez-vous les forces de votre famille? Et les talents des membres de votre famille, les connaissez-vous? Connaissez-vous les aspirations personnelles de chacun des membres de votre famille? Encouragez-vous le développement de la nouvelle génération?

Si vous répondez « non », ou « je ne sais pas », à ces questions, il est probablement temps de songer à mettre en place un Conseil de famille! Ce forum vous aidera à optimiser la continuité de votre entreprise, en plus de veiller à l’harmonie de votre famille.

L’entreprise familiale évolue au sein d’un système  où 3 sous-systèmes s’entrecoupent et interagissent : l’entreprise, la famille et le patrimoine (la propriété). Le chevauchement des 3 cercles résulte en 7 territoires distincts, occupés par des individus aux besoins différents, créant ainsi toute l’unicité et la complexité associées aux entreprises familiales.

Pour maîtriser cette complexité, et donner une voix à tous les membres de la famille, il importe de mettre en place des structures.

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Le Conseil de famille est le forum de communication de la famille. Il permet aux membres de la famille de parler de leurs aspirations personnelles et professionnelles, de discuter de l’implication (ou non) de la famille dans l’entreprise, et de lancer des discussions sur les plans de la continuité du patrimoine familial.

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Au fil des rencontres, le Conseil de famille permet de renforcer les liens familiaux, d’assurer la stabilité de l’entreprise et sa continuité, de transmettre les valeurs familiales et de les préserver, de favoriser le sentiment d’appartenance des membres de la famille à l’entreprise, et de tisser des liens entre les trois sous-systèmes : famille, entreprise, et patrimoine (de même qu’avec les personnes occupant les divers territoires).

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La littérature et la pratique démontrent qu’il existe de nombreux avantages à mettre en place des rencontres familiales, dont entre autres :

  • Favoriser la création d’une famille forte et unie;
  • Favoriser la création et la continuité d’une entreprise forte;
  • Permettre de planifier l’implication de la famille dans l’entreprise;
  • Permettre d’engager des discussions sur le processus de succession;
  • Aider à reconnaître, à gérer, et à régler des conflits;
  • Etc.

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Le Conseil de famille peut avoir différents rôles et différentes responsabilités, au gré des besoins. Les rôles et les responsabilités de ce forum ne sont donc pas statiques; ils changent au fil du temps en suivant l’évolution des besoins de la famille, et de ses membres. Voici quelques responsabilités dont peut se doter le Conseil de famille :

• Promouvoir les valeurs et la vision familiale;
• Planifier et organiser les activités, les événements, et les réunions familiales;
• Favoriser l’instauration d’un climat de respect, de confiance et d’affection au sein de la famille;
• Etc.

Quel est le meilleur moment pour mettre en place un Conseil de famille? Et bien, mieux vaut prévenir que guérir!

Il ne faut pas attendre d’être en période de transition et de transfert intergénérationnel pour décider de mettre en place un Conseil de famille formel. Il importe de le prévoir dès que les enfants atteignent l’âge adulte.

Et qui y siègera? Il peut y avoir plusieurs réponses à cette question. Certains Conseils de famille ne comptent que les membres de la famille nucléaire, alors que d’autres sont plus ouverts et incluent, par exemple, les conjoints/es et les enfants. La constitution du Conseil de famille peut se faire progressivement, pour établir dans un 1er temps la cohésion avec la famille nucléaire, avant d’y inclure les conjoints/es, et les enfants en âge de bénéficier des discussions.

Pour assurer le bon fonctionnement d’un Conseil de famille, il faut mettre en place quelques éléments clés :

  • Considérer le Conseil de famille comme un forum de gouvernance à part entière;
  • Se doter d’un calendrier de rencontres;
  • Pour chacune des rencontres, prévoir un ordre du jour, produire un procès-verbal, et assurer une gestion des suivis;
  • Établir un code de conduite, incluant les règles de communication et de confidentialité;
  • Idéalement, avoir un facilitateur externe pour animer les rencontres, qui pourra aussi agir à titre de modérateur.

[youtube id=”https://www.youtube.com/watch?v=Fmu5L9CboCM” width=”600″ height=”350″ autoplay=”no” api_params=”” class=””][/youtube][/one_full][one_full last=”yes” spacing=”yes” center_content=”no” hide_on_mobile=”no” background_color=”” background_image=”” background_repeat=”no-repeat” background_position=”left top” hover_type=”none” link=”” border_position=”all” border_size=”0px” border_color=”” border_style=”” padding=”” margin_top=”” margin_bottom=”” animation_type=”” animation_direction=”” animation_speed=”0.1″ animation_offset=”” class=”” id=””]

En guise de conclusion, et pour vous encourager à mettre en place votre Conseil de famille, voyons un exemple de ce que pourrait être le mandat de ce forum pour votre famille!

« Notre Conseil de famille favorise la saine communication et la transparence. Nous voulons offrir à tous les membres de notre famille le soutien et l’encouragement nécessaire pour réaliser leurs aspirations personnelles et professionnelles. Notre Conseil de famille définit et informe ses membres de leurs responsabilités et de leurs droits, et il les prépare à relever leurs défis dans leurs fonctions respectives. »

Qu’attendez-vous?

Pour en savoir plus, procurez-vous « Le Petit Guide de la famille en affaires : Conseil de famille, par Catherine S. Beaucage et Denise Paré Julien, Familles en affaires HEC Montréal ».

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Le Conseil de famille démystifié: témoignage intergénérationnel par la famille Hébert2020-11-18T15:55:01+00:00
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